Pékin et la Grande Muraille de Chine

 Grande Muraille de Chine- Pékin (Beijing)

 

Dimanche 22 Avril, la Grande Muraille de Chine.

 

 

Cette date nous trotte dans la tête depuis qu’on a commencé à préparer l’itinéraire de notre voyage en Chine puisqu’il correspond à la journée au cours de laquelle on va découvrir l’une des merveilles du monde : la Grande Muraille de Chine ! 

Départ très matinal pour prendre l’avion à l’aéroport de Guilin, à environ 1 heure de route de Yangshuo. On n’avait pas vraiment d’autre solution que de prendre le taxi, pas forcément la solution la plus économique, mais à 5h du matin les bus se font rares ! 

Je n’en ai pas encore parlé, mais les vols intérieurs en Chine sont assez cher. Il est vrai que les distances entre les villes sont considérables, donc, à moins d’avoir beaucoup de temps, on n’a pas vraiment d’autre possibilité que de prendre l’avion. 

On a attérit à Pékin (Beijing)à 11h. On voulait passer une nuit vers la Grande Muraille de façon à pouvoir en profiter au maximum et pourquoi pas, assister à un coucher de soleil.

Ca n’a pas été évident de trouver l’endroit idéal pour une seule nuit sans galérer pour visiter la Grande Muraille. On voulait éviter Badaling qui est la partie la plus proche de Pékin (Beijing), car trop touristique. On a donc choisi d’aller à Mutianyu, moins fréquenté. 

En général, on ne donne que les bonnes adresses dans lesquelles on a logé. Mais on va aussi parler de celles dans lesquelles il ne faut pas aller. Il s’agit du HY Little Yard. Une adresse certes assez bien placée, à environ 10 minutes en voiture de Mutianyu, mais qu’on a trouvé trop chère par rapport à la qualité du logement, et surtout à l’accueil. 

Finalement, on aura été super bien accueillis partout, sauf là bas. Il s’agit plutôt d’une Guesthouse, tenue par une chinoise qui a probablement du passer pas mal de temps en Europe vu son niveau d’anglais. Arriver dans un endroit qui a vocation d’accueillir les gens chez soi et se sentir un peu de trop n’est pas super agréable. La “patronne” était en train de jouer à un jeu de société avec une amie, et n’a pas stoppé son jeu à notre arrivée. Du coup, en attendant que notre chambre soit disponible, on se sentait un peu con. 

Entre ça et le fait que les photos ne correspondaient pas vraiment à la réalité, autant dire qu’on a été un peu déçu. 

Mais heureusement, l’important n’était pas là et malgré une météo un peu maussade, nous avions hâte de découvrir la Grande Muraille. Pas de soucis pour s’y rendre, les voisins font aussi office de taxi. 

La zone est très exploitée. Trop même. Bien qu’on était content de trouver un Burger King pour changer un peu de la nourriture chinoise. Mais on a eu l’impression d’entrer dans un parc d’attraction, et le côté Disneyland casse un peu le mystère de l’endroit. Mais ça permet aussi de visiter l’édifice rapidement sans trop galérer quand on a peu de temps. 

La montée se fait en télécabine. Après Hong Kong, c’est la deuxième fois qu’on prend ce moyen de transport sans être à la montagne ! Impossible de distinguer la Grande Muraille avant de commencer à monter. C’est pourtant tellement énorme, mais vraiment bien caché ! 

 

 

Ca y est, nous y sommes ! Enfin ! 

Cela ne faisait pas forcément partie de nos rêves, mais la Grande Muraille de Chine fait incontestablement partie des choses à voir une fois dans sa vie. Donc ça y est, on l’a fait ! Notre impression sera finalement un peu mitigée, en partie à cause de la météo peu favorable pour se promener. Et même si ça nous offre une ambiance un peu intimiste, on avait de fait pas trop envie de s’y attarder toute la journée. 

D’autant que, il faut le dire, selon le côté que l’on choisit (à gauche pour nous), on se retrouve vite sur une portion vraiment costaud, à 45° !! C’est aussi impressionnant qu’épuisant d’arriver en haut de la tour. La vue offerte est forcément belle, mais après ça, il faut être courageux et en forme pour poursuivre. Et puis franchement, marcher sur un mur, aussi incroyable soit il, et sous la pluie, ça finit vite par lasser. 

 

 

En tout cas, l’autre avantage de Mutianyu est également lié au fait qu’il y a moins de monde qu’à Badaling et cette portion de mur est parfaitement conservée. L’environnement est joli, sans forcément être exceptionnel, tout dépend de la saison à laquelle vous vous y rendez (et de la météo, mais ça c’est vraiment très aléatoire puisque le lendemain il faisait très beau). 

 

Grande Muraille de Chine vue depuis les hauteurs

 

En fait, la Muraille nous a fait penser au Grand Canyon : c’est tellement grand qu’on n’arrive pas à apprécier le gigantisme de l’ouvrage, à moins de prendre de la hauteur (au fait, la légende selon laquelle on verrait la Muraille depuis l’espace est fausse). A ceci près que quand on était au Grand Canyon, on avait une météo bien plus clémente (Road Trip aux USA).

On aura donc fini la soirée dans notre chambre car la pluie était devenue soutenue, et surtout il n’y a vraiment rien à faire dans le coin.

 

Lundi 23 Avril, Pékin (Beijing)

 

Même si on était heureux d’avoir enfin pu voir la Grande Muraille de Chine, on était aussi très content de partir à la découverte de Pékin. Direction le “fameux” bus 916, qui ramène directement à Beijing, si tant est que vous tombiez sur un bus express. Si vous vous rendez compte que ça n’est pas le cas, descendez et attendez le, ils sont vraiment très fréquents. 

L’arrivée à Pékin a été disons, particulière. Le bus nous a déposé en pleine rue, nous qui pensions arriver dans une grosse gare routière. Ayant un peu la flemme de prendre le métro, on a donc testé le taxi. Qui nous a déposé…non loin de notre hôtel. 

Les hôtels situés dans les Hutongs, ces quartiers typiques de Pékin sont peu accessibles en voiture. Donc votre taxi vous déposera au plus près. Le mieux étant de demander à votre hôtel de vous écrire la traduction chinoise de la station de métro la plus proche. 

Le taxi nous avait orienter vers une rue à gauche, mais finalement c’était sur la droite. Il faut dire que les rues se ressemblent toutes. Heureusement, on a encore pu compter sur la grande gentillesse d’un jeune chinois qui nous a accompagnés jusqu’à l’hôtel en se servant de son GPS.

 

 

Si on ne recommande pas l’hôtel à côté de la Grande Muraille, celui qu’on a choisi à Pékin était vraiment parfait ! On a rarement eu un accueil aussi chaleureux et personnalisé, ça fait vraiment plaisir. 

Il s’agit du Beijing 161 Lama Temple Courtyard  qui fait partie d’une chaîne de plusieurs hôtels situés dans des Hutongs de Pékin. Des adresses typiques parfaitement intégrées au coeur même de ces quartiers traditionnels de Beijing. 

 “The concept of 161 hotels is to let you experience the local Beijing life and be part of it.”

Bon, je doute fort que les maisons des Hutongs de Pékin soient toutes aussi confortables que les chambres, mais c’est vrai qu’on se sent vraiment immergé dans la vie traditionnelle.

Après une rapide installation, on a hâte de découvrir notre sympathique quartier, et notamment le Lama Temple, le plus grand temple lamaïste en dehors du Tibet. Nous n’y arrivons que vers 15h (avec une fermeture à 16h30) mais il y a encore beaucoup de visiteurs. 

 

 

Il n’est pas évident de faire des photos parmi tout ce monde. Et les moines présents n’apprécient pas trop les photos. Il faut donc ruser pour pouvoir les intégrer à ces beaux bâtiments. 

 

 

 

Le temple est intéressant, et très beau, mais on préfère les endroits un peu plus intimistes (notre coup de coeur du voyage restera définitivement le Man Mo Temple à Hong Kong (notre article est à lire ici : Hong Kong).

Mais il fait néanmoins partie des visites incontournables de Pékin. Notamment parce qu’il demeure un temple avec une véritable activité religieuse. Et comme au Sri Lanka ou à Bali, on aime observer ces scènes de vie.

 

Comme souvent, ce qu’on préfère ce sont les choses authentiques, et on se surprend à trouver autant de vie “traditionnelle” dans cette énorme ville. 

Le quartier du Lama Temple est assurément l’un des plus agréables de Pékin, et cette première après-midi de découverte nous “rassurera” sur Pékin dont on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. 

 

 

 

Si tous les chats sont beaux, la plupart de ceux rencontrés en Asie sont souvent mal en point. Mais à Pékin, les chats sont souvent magnifiques, et de race. Et on fait partie de ces gens incapables de ne pas photographier un chat qu’on rencontre dans la rue ! 

 

 

Mardi 24 Avril, Pékin, de la Cité Interdite aux Hutongs

 

 

En parlant d’incontournables, c’est aujourd’hui que nous allons découvrir la fameuse Place Tiananmen et la Cité Interdite. Un autre endroit qu’il faut “avoir vu dans sa vie”.

On est loin d’être des collectionneurs de trucs à avoir vu, mais on imagine quand même difficilement visiter Pékin sans aller voir la Cité Interdite. 

 

 

On s’y est rendus en métro, pratique, propre, rapide et économique. En gros, tout l’inverse de celui de Paris…

Mais c’est grand. Beaucoup trop grand, et il y a vraiment beaucoup trop de monde également. Mais ça on le savait. Et il fait chaud. Mais ça on le savait aussi.  Mais comme la plupart des visiteurs sont chinois ça va. On est d’ailleurs surpris de voir aussi peu de touristes occidentaux. Mais c’est probablement parce qu’on se retrouve un peu “noyé dans la masse”. 

 

 

On a lu qu’on pouvait facilement y passer la journée. Grand bien fasse aux gens qui arrivent à y passer autant de temps. Mais comme pour la plupart des lieux qu’on a visité en Chine, on ne peut pas accéder à l’intérieur des bâtiments, du coup, on se retrouve à passer de cour en cour (et il y en a beaucoup) sans vraiment pouvoir apprécier les lieux. 

 

 

Au bout d’une petite heure, on arrive donc à la sortie de la Cité Interdite, qui, malgré ce court récit, est un lieu vraiment intéressant et à ne pas louper, ne serait ce que pour ce qu’il a représenté et représente encore. 

Pékin est une grande ville. Je ne vous apprend rien. Mais encore plus grande que ce qu’on peut imaginer. La Cité Interdite fait quand même plus de 1km depuis son entrée sud jusqu’à la sortie au nord ! Alors tout ce qu’on peut faire en taxi pour ne pas avoir à parcourir les très grandes distances séparant certains centres d’intérêt, il ne faut pas s’en priver. Mais encore faut il trouver un taxi ! Etonnamment, même si on en croise beaucoup, leur nombre est insuffisant par rapport à la demande. 

Après avoir essuyé plusieurs refus de la part des quelques taxis libres, on optera finalement pour le tuk-tuk. Un moyen économique et amusant (quoiqu’assez chaotique) de découvrir la ville puisqu’ils passent par des chemins détournés dans les ruelles des Hutongs inaccessibles aux taxis. Le mieux, puisque personne ne parle et ne lit l’anglais, est de se faire déposer à côté d’une station de métro (quand il y en a) ou d’un monument traduit en chinois. 

 

 

On ne prépare pas trop nos visites à l’avance, on y va souvent au feeling une fois sur place. On avait repéré un quartier qui avait l’air sympa dans lequel on voulait voir un des autres hôtels de la chaîne 161 dans laquelle on loge. On était curieux de le voir parce qu’il avait vraiment l’air superbe. C’était l’occasion de découvrir un autre Hutong de Pékin. 

D’ailleurs, moi qui adore regarder les plans, sur le papier, Pékin semble être une ville très rectiligne, presque triste. Finalement, cet enchevêtrement de ruelles lui offre une atmosphère intimiste et la nature y a largement sa place. On y trouve des lacs, de nombreux arbres et parcs. Non vraiment, Pékin est vraiment une ville agréable, quand il fait beau. L’hiver y est très rude, l’ambiance doit vraiment être assez particulière. 

 

 

Et le hasard fait bien les choses puisqu’en fait on est tombés sur le Hutong le plus touristique de Pékin. Mais touristique dans le bon sens. Même si on aime les endroits typiques et traditionnels, on aime aussi quand il y a un peu d’animation et quelques boutiques sympa. 

 

 

Pour s’y rendre, le plus simple est de s’arrêter à la station de métro Di An Men. Vous pouvez même y aller à pied ( à condition d’utiliser l’application Maps Me ). On passe alors par des quartiers pas du tout touristiques qui nous plongent au coeur de la vie de Pékin. C’est vraiment une ville pleine de contraste et on aura vraiment été étonnés de découvrir à quel point cette si grande ville a su rester vivante en gardant ses quartiers, chose qu’on avait par exemple, pas vraiment trouvé à Singapour par exemple, bien plus moderne. 

 

Pékin coucher de soleil dans les hutongs

 

Mercredi 25 Avril, du Temple du Ciel à Wudaoying Hutong

 

Dernier jour à Pékin, et dernier jour en Chine. Il nous reste beaucoup de choses à voir, et pas assez de temps. 

On a choisi de commencer par le sud de la ville, vers le Temple du Ciel, histoire de prendre un peu l’air dans cette énorme ville. Le Temple du Ciel est situé au milieu d’un parc gigantesque assez fréquenté. Par les pékinois en premier lieu, qui viennent y pratiquer la gym, la danse ou des jeux de société, mais aussi, bien sûr, par de nombreux touristes. 

 

 

Le lieu est idéal pour une promenade au calme, et le Temple du Ciel est un site intéressant, dont l’architecture diffère avec tout ce qu’on a vu au cours du voyage. 

 

 

On est ensuite allés à Wangfujing (je ne vous cache pas que je n’ai retenu que peu de noms de rues là bas !), les “Champs Elysées” de Pékin.

Ce ne sont pas vraiment les magasins qui nous intéressaient, mais plutôt la Wangfujing Snack Street, rue perpendiculaire que vous ne pouvez pas louper, célèbre pour ses brochettes en tous genres : scorpions, insectes, serpents et autres bestioles. La chaleur n’aidant pas (et la fin du voyage avec une légère lassitude de la nourriture chinoise), on a décidé de faire l’impasse sur les expériences culinaires surtout réservées aux touristes. 

 

 

Là encore, pour trouver un taxi ça a été la galère. Entre ceux qui ne s’arrêtent pas, ceux qui s’arrêtent mais ne comprennent pas où tu leur demande d’aller, ceux qui s’arrêtent, ouvrent leur coffre et boivent leur thé, et ceux qui ne veulent pas mettre en route le compteur, on a fini par trouver un…un quoi ? Pas vraiment une voiture, pas vraiment un tuk-tuk, mais ça roulait, et c’était amusant et pas cher. 

 

 

On a fini la soirée en nous baladant dans notre quartier de prédilection, en faisant notamment le tour du Temple de Confucius (malheureusement fermé à notre arrivée), bordé par des boutiques de thé un peu chic pour rejoindre ensuite le dernier Hutong à la mode mais un peu boudé par les touristes (et tant mieux d’ailleurs !) : Wudaoying Hutong. Une rue un poil bobo, réunion de quelques expats de Pékin dans laquelle on trouve plusieurs boutiques à la gloire des chats.

 

 

Il n’en fallait pas moins pour qu’on se sente bien, mais aussi pour qu’on se sente frustrés de ne pas pouvoir ramener le magnifique petit chartreux qui nous faisait de l’oeil dans nos bagages. Je n’ai pas voulu faire de photos pour qu’on ai pas trop mal au coeur de ne pas l’avoir ramené.

 

 

Nous voilà à la fin de notre voyage. Pékin nous aura beaucoup plu. Plus que ce qu’on s’imaginait. S’il n’y avait pas les Hutongs, la ville n’aurait, à notre sens, pas du tout le même intérêt. Dans la mesure où on est pas très orientés musées et visites touristiques, on a trouvé une ville, tentaculaire, mais qui a su garder un côté traditionnel, vivant, et surtout qu’on ne trouve nulle part ailleurs à travers le monde. 

 

 

On est loin d’avoir tout vu, mais on a quand même déjà un peu voyagé, et de fait, c’est devenu de moins en moins évident de trouver des destinations, en tout cas des grandes villes, qui vont nous intéresser. 

On aime pas les villes dans lesquelles on va trouver les mêmes magasins partout, les magasins de chaîne. Si c’est pour voir ça, autant rester chez soi. Alors quand, comme à Pékin ou à Hong Kong, on se retrouve dans des villes dans lesquelles on trouve des choses uniques au monde, forcément, on aime. 

En pratique, Pékin est un peu plus chère que d’autres villes asiatiques, mais on s’y déplace néanmoins pour pas cher (payer le métro en fonction du nombre de station devrait être appliqué partout dans le monde ! 

Les taxis (quand on arrive à en trouver) sont bon marché, et vu les distances, il ne faut pas hésiter à les utiliser. 

 

taxis de Beijing

 

Question nourriture, on peut aussi manger correctement pour pas trop cher, mais pas comme en Asie du Sud Est, les prix sont quand même un peu plus élevés. 

Niveau logement, il faut compter environ 100€ par nuit pour avoir un bon niveau de confort, donc là aussi, bien plus cher qu’en Asie du Sud Est. On ne regrette pas du tout d’avoir choisi le Beijing 161 Lama Temple Courtyard. Cet hôtel a largement contribué à la réussite de notre séjour à Pékin ! 

 



Conseils photographiques : 

Un mot pour nos amis photographes : la plupart de ces photos ont été réalisées avec le 5D Mark IV associé à l’excellent Canon 50mm f/1.4 que nous avons choisi pour sa légèreté et sa discrétion. Cela faisait longtemps que nous voulions tenter d’utiliser cet objectif majoritairement lors d’un voyage. Nous aurions pu n’emporter que celui-ci, mais j’avais quand même pris aussi le Tamron SP 70-200. Que j’ai plutôt utilisé à d’autres moments du séjour. 

Nous avons également utilisé le Tamron SP F 1.8 35mm Di VC USD.

Si vous voulez en savoir plus sur les objectifs Tamron de la gamme SP qu’on utilise pendant nos mariages, nous avons écrit un article que vous pouvez lire en cliquant sur la photo :

 

 

 

 

 

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